28/09/2011
Découvrir FERRARA
Château d’Este
En 1385 à Ferrare, à la suite d’une dangereuse révolteNiccolò II d’Este comprit la nécessité de construire une puissante défense pour sa famille et pour lui-même: c’est ainsi que naquit le château de San Michele, une forteresse érigée contre le peuple. C’est à cette lointaine période que remonte la masse imposante duchâteau, le fossé, les ponts-levis, les tours. Un passage couvert, qui existe encore aujourd’hui, reliait l’édifice militaire au palais des marquis (actuellement Hôtel de Ville). Les siècles passèrent et les risques de révoltes cessèrent. Le château devint alors lamagnifique résidence de la cour et fut enrichi de miradors sur les tours, de balcons en marbre, d’une cour typique du XVIe siècle (qui était jadis couverte de fresques) et de fastueux appartements.
Palais Des Diamants

Le Palazzo dei Diamanti (en français; Palais des diamants) est un célèbre palais du centre historique de Ferrare, en Émilie-Romagne. Il est aussi l'un des exemples les plus marquants de l'architecture européenne de la Renaissance.Financé par Hercule Ier d'Este, le palais est construit en 1492 dans l'axe de l'Addizione Erculea (it), par l'architecte Biagio Rossetti. La ville de Ferrare l'acquiert en 1832.Elle est caractérisée principalement par le style bugnato qui marque le relief des façades du bâtiment avec plus de 8 500 blocs de marbre taillés en forme de pointe de diamant (d'où le nom du palais). Célèbres, sont aussi, ses candélabres aux décorations phytomorphes.L'intérieur présente une typique cour de style Renaissance avec un cloître (un seul côté est couvert d'une galerie d'arcades) et un puits de marbre; ce dernier étant un élément caractéristique des jardins ferrarais.
Cathédrale

La cathédrale de Ferrare, dont la construction débuta au XIIe siècle, porte l’empreinte de toutes les époques de l’histoire de Ferrare. Sa façade grandiose, qui se caractérise par sa structure particulière à trois flèches, fut commencée en style roman, qui prévaut dans la partie inférieure: il faut signaler le Saint Georges et les scènes du Nouveau Testament, au-dessus du portail central, oeuvres du sculpteur Nicholaus (1135). La partie supérieure, réalisée quelques décennies plus tard, est de style gothique. Composée d’une succession de petites arcades et de grandes fenêtres ébrasées, elle présente, au-dessus de la loggia centrale, un magnifique Jugement dernier anonyme. L’imposantclocher Renaissance en marbre blanc et rose est une oeuvre (inachevée) attribuée à Leon Battista Alberti. L’abside en brique, aux douces courbes des arcs et aux chapiteaux en marbre, est une oeuvre du grand architecte et urbaniste ferrarais, Biagio Rossetti. La partie latérale qui donne le long de la place Trento Trieste se distingue par deux loggias avec de petites colonnes aux sculptures fantaisistes. La Loggia inférieure était appelée Loggia dei Merciai car elle hébergeait des magasins à partir de la fin du Moyen Âge. Dans la partie médiane, on devine la structure de l’ancienne Porte des Mois, détruite au XVIIIe siècle, dont les sculptures sont en partie conservées au musée de laCathédrale.
Les remparts

Quand on arrive à Ferrare, les remparts constituent presque toujours la première approche avec la ville: une courtine de briques rouges qui se découpe sur le vert intense des terre-plein surmontés d’arbres. Ils entourent de façon presque ininterrompue, sur une longueur de neuf kilomètres, le centre historique, représentent un ancien système de défense parmi les plus imposants du Moyen Âge et de la Renaissance. On y reconnaît toutes les techniques de défense du XVe et XVIe siècles: portes historiques, bastions, donjons, fusiliers et canonniers. Le temps a transformé ces remparts en un lieu de rencontres, de sports, de loisirs, similaire à un grand jardin tranquille avec des parcours piétonniers et cyclables; du haut des terre-pleins, on admire, d’un côté, un paysage de campagne jusqu’au Pô, et de l’autre, un riche patrimoine constitué de clochers d’églises et de tours du château. Les rempartsnord ont été élevés entre 1493 et 1505 dans le cadre de la réalisation de l’Adjonction d’Hercule à partir d’un projet de l’architecte Biagio Rossetti. Ce tronçon se distingue par des donjons mineurs semi-circulaires et par le long "chemin de ronde"des sentinelles. Au nord, il faut signaler la Porte des Anges, d’où sortit le cortège du dernier duc César d’Este en 1598. Le tronçon de remparts à l’est fut conçu par Alphonse Ier d’Este, entre 1512 et 1518, tandis que les fortifications sud sont caractérisées par quatre imposants donjons en forme d’"as de pique", voulus par Alphonse II entre 1575 et 1585. Le long de ce tronçon, on a rouvert la porte de San Pietro qui relie la ville au Pô de Volano.